Bustle Music au Soudan

Après 20 ans d’embargo américain, sa levée en octobre 2017 a déclenché au Soudan l’organisation d’un grand festival pour présenter au monde ses talents artistiques en décembre. Bustle Music est invité pour animer un atelier sur la distribution digitale!

 

 

Pourtant, au Soudan, il y a des pyramides

On parle peu du Soudan. Ou alors de façon tragique. La crise du Darfour, il y 10 ans par exemple, ou actuellement la guerre civile au Soudan du Sud (indépendant de la République du Soudan depuis 2011), et les famines qui déciment la population.

Nous les premiers.

Quand on nous demande de raconter notre exploration musicale de 2012, le Soudan est évoqué surtout pour ces 3 jours mythiques à traverser la moitié nord – donc saharienne- du pays, pris en stop par une caravane de camions. C’est un pays qui était plus ‘sur le chemin’ qu’un véritable objectif.

Et pourtant.

Pourtant, au Soudan, il y a des pyramides. Si si! Dans le nord, près de Dongola. C’est le Sud de l’ancien territoire des Nubiens, LE peuple de la grande Égypte des Pharaons.

Pourtant, au Soudan, il y a des éléphants, dans les grands parcs de savane au Sud près de la frontière avec l’Ethiopie.

Pourtant, au Soudan, on croise une scène artistique florissante, métissage de toutes ces populations qui se rejoignent à Khartoum – la capitale- pour faire le dernier bout de chemin vers Port Soudan et, de l’autre côté de la Mer Rouge, le port de Djeddha et la Mecque.

 

Une carrière obligatoirement internationale

Nous y sommes passés, en 2012. Si nous avons peu croisé de musique sur notre route, nous gardons en mémoire un peuple pauvre mais extrêmement accueillant. Depuis presque 20 ans le pays était sous embargo américain. Concrètement, c’est simple: il est interdit de faire du commerce avec le Soudan. Pour autant, la population ne désespère pas et, dans la mesure du possible, essaye de trouver des solutions alternatives. À notre niveau le meilleur exemple est incarné par Youssif Ahmed. C’est à Dahab en Egypte que nous l’avons rencontré. Il s’est installé dans cette ‘Bristol de l’Egypte’ en devenir -pour le côté communauté artistique en installation-, afin d’avoir les mains libres pour piloter le label de reggae Umreggaega pour les Soudanais, en attendant de meilleurs jours. Label. Le mot est trop ‘européanisé’ pour l’ambition du projet qui ‘dépote’. Il s’agit pour Youssif  de permettre avant tout aux artistes soudanais d’avoir une base à l’extérieur du pays pour s’entraîner, jouer en ‘live’, commencer à développer une carrière qui sera nécessairement internationale.

Depuis 18 mois, la communication s’est arrêtée

Si, depuis le début, Youssif est derrière notre projet de plateforme équitable, c’est autant par son système de monétarisation plus juste que par la mise en valeur des territoires par la carte. Mais depuis 18 mois, la communication s’est arrêtée devant l’éternelle question de Youssif : ‘comment vas-tu faire pour que l’argent transite au Soudan?’. Dans un mail de septembre 2016, je finis par lui proposer ‘une antenne en Egypte qui récoltera les revenus des Soudanais, revenus qui transiteront alors en cash chargé sur des mules à travers le désert’. Bref, rien quoi. Je n’ai pas de ‘réponse technique’ à un problème géo-politique qui nous dépasse tous. L’Europe se bat ‘contre’ les flux migratoires, mais les États-Unis empêchent la mise en oeuvre de solutions de développement local. Alors nous, au milieu, on a décidé de se concentrer sur l’Afrique de l’Ouest dans un premier temps. Jusqu’à ce jour d’octobre 2017.

Après 20 ans de restriction, la communauté artistique soudanaise organise un festival

Début octobre 2017, nous twittons avec joie sur la levée de l’embargo! Sans vraiment mesurer le poids de cette décision.

Et ce n’est que 10 jours plus tard que je réalise, par ce mail de Youssif :

‘ Dear friend, things has changed now, the Americans have lifted the embargo and money can now flow in and out of Sudan without restrictions. We are working together to bring around 500 participants together in Karmakol Festival.  I see this as a great opportunity for Bustle, to have a share of the Sudanese music industry streaming revenue while punting on the table what I believe is a fare content monetization model. ‘

 

Vous comprenez?

Après 20 ans de restriction, la communauté artistique soudanaise organise un vaste festival, le Karmakol festival, pour dire au monde ‘Hé! On existe, regardez ce qu’on sait faire!’ Génial !

Ce qui intéresse Yousif, c’est de mettre en valeur ce territoire d’Afrique de l’Est dont on parle peu, et de tout de suite brancher la communauté artistique sur des outils qui vont permettre un vrai développement des artistes, c’est-à-dire des outils digitaux et collaboratifs. Et c’est là qu’il réveille de vieilles amitiés !

3 jours d’atelier sur la ‘Distribution Digitale de la Musique’

Je vais donc aller animer 3 jours d’atelier du 18 au 20 décembre à Karmakol, à 4 heures de Khartoum.

Ce qu’on apporte, c’est notre expertise sur la distribution digitale de la musique, notamment dans des zones à faible couverture internet, nos réflexions sur les usages des services digitaux dans des pays au faible taux de bancarisation, nos avancées en matière de protection du droit d’auteur comme outil garant de la création artistique et de système de répartition des revenus, bref, comprendre les enjeux et défis de construire des ponts entre les peuples, par leur culture.

Pour cela nous faisons équipe avec Blick Bassy, artiste français d’origine camerounaise très engagé dans le développement des artistes africains, et sa solution en développement d’édition musicale. L’idée est de ainsi présenter l’édition et la distribution, dans un package 3.0 qui sent bon le  mieux vivre ensemble!

Pas mal pour finir l’année!

Cyrille

 

L’utilisation du digital à bon escient

Le digital n’est qu’un outil. Si la finalité c’est un meilleur bien commun, un meilleur vivre ensemble, une meilleure intégration de chacun, alors oui le digital répondra à ses formidables promesses de créer ce ‘village monde’.

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Pour beaucoup le ‘digital’ est plus ou moins synonyme d’ ‘internet’. Ce qui n’est pas complètement faux, mais pas franchement exacte non plus. Alors pour partir sur une bonne base de discussion, commençons par redéfinir les termes.

Par ‘digital’ on entend 3 types de technologie

Par ‘digital’, on entend en fait trois types de technologie: les technologies de communication, la dématérialisation et la ‘computerisation’.

Depuis le télégraphe en passant par le téléphone, les ondes radios et même la fibre optique récemment, les technologies de communication n’ont cessées de se développer de plus en plus vite à mesure qu’il y a avait plus d’information à communiquer.

La dématérialisation des objets, c’est leur transformation en une suite de 0 et de 1. Là où les flux électriques étaient limités pour faire transiter plus que la voix par le téléphone, à partir du moment où on a pu ‘transformer’ une musique ou une image en ‘0100101001…’ on a en conséquence pu communiquer cette musique ou cette image.

La ‘computerisation’ s’est le calcule. Toutes des données dématérialisées n’auraient pu transiter dans tous les sens si des ordinateurs ne part leur puissance de calcule n’avaient pas organisé ces mouvement de données.

L’ensemble de ces 3 technologies se sont tirées autant que entraînées, mais elles nous ont fait basculer dans l’ère numérique. Encore appelée l’ère digitale.

Pour finir sur ces quelques modestes définition, finalement internet est le nom donné à une organisation de l’échange de ces données (qui par ailleurs utilisent différents techno. de communication, comme l’ADSL ou le téléphone filiaire, la fibre optique, le wifi, la 3 ou 4 G….). Bref.

‘le digital’ a permis de s’affranchir du temps, de l’espace et de la matière!

Ce qui est absolument incroyable c’est que l’ère numérique ou ‘le digital’ a permis de s’affranchir du temps, de l’espace et de la matière! Je peux par exemple voir un concert qui s’est passé la veille, envoyé par whasap par celui de notre équipe qui s’occupe du déploiement de BM au Brésil. Et ce n’est ici qu’un maigre exemple tiré du monde artistique. Les applications industrielles sont légions.

C’est une opportunité incroyable et largement inégalée dans notre histoire.

Incroyable, mais incroyablement folle.

Car on est tous complètement dépassé.

2 pièges à éviter

Pour autant le digital est une opportunité inespérée de faire du monde un village. Mais pour cela 2 pièges sont à éviter.

Le premier s’est de s’y perdre. Dans ‘le temps’, comme dit ma grand-mère, je n’avais pour toute lecture dans le métro qu’un journal de 10 pages. Aujourd’hui j’ai constamment accès à une bibliothèque mille fois plus grosse que la BNF. Sans même parler de ‘perdre’ du temps à regarder des vidéos de petits chats ou autres fariboles qui pullulent sur mon mur Facebook, quand bien même je ne ferai que des choses ‘intelligentes’ – avec des gros guillemets- , il y a tellement sur le web, que s’y noyer est chose aisée. Maîtrise et tempérance sont deux qualités à travailler pour qui veut rester libre du digital.

Le deuxième piège est le sur-individualisme. Mon réflexe aujourd’hui si j’ai besoin d’une perceuse est de chercher sur internet une plateforme de location entre particuliers. Il y a 5 ans je serai simplement allé toquer chez mon voisin pour lui demander. Petit à petit et de façon insidieuse un isolement se crée. Ne pas oublier l’importance des rapports humains réels est sans doute une autre clé pour ‘surfer’ haut la main dans notre monde numérique.

‘internet n’est ni bon, ni mauvais, c’est ce qu’on en fait’

Et c’est finalement le coeur de l’enjeu: ne pas oublier que le digital n’est qu’un outil. La base, le fond, c’est ce pour quoi il est utilisé. Ou comme le disait St Jean-Paul II ‘internet n’est ni bon, ni mauvais, c’est ce qu’on en fait’. Si la finalité c’est un meilleur bien commun, un meilleur vivre ensemble, une meilleure intégration de chacun, alors oui le digital répondra à ses formidables promesses de créer ce ‘village monde’. Et ce n’est pas utopique. Les exemples de Petites Pierres – magnifique plateforme de financement collaboratif pour le mal-logement -, de la Cagnotte des Proches – plateforme de financement collaboratif pour les familles dont un membre est handicapé ou gravement malade -, ou de Bustle Music  – plateforme équitable d’écoute de musique – sont suffisants pour nous indiquer que c’est à la portée de chacun.

L’utilisation du digital à bon escient ? C’est exigeant, mais c’est complètement possible !

Cyrille

 

Bustle Music fait son bilan de l’été

Cet été, pendant que la plupart d’entre vous prenait des vacances, on s’activait chez Bustle Music. Tout d’abord pour vous accompagner tout au long de la période estivale, mais aussi et surtout pour vous préparer une rentrée haute en couleurs. Aujourd’hui , on fait le bilan, c’est parti !

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Tout d’abord pour commencer l’été, nous vous avons emmené sur les routes de l’hexagone pour partager avec vous nos découvertes musicales du #BMTT. Au travers de la campagne Back to the #BMTT, nous vous avons présenté 14 artistes français enregistrés par notre partenaire Road Studio et son « studio mobile ». Grâce à cette collaboration, nous avons également pu mettre en lumière une nouvelle fonctionnalité sur Bustle Music, les playlists géolocalisées. Désormais vous pourrez voyager en musique sur notre plateforme. Tour de France, Tour du Monde aucune limite n’est fixée !

Autre gros événement de l’été Cyrille le Big Boss de Bustle Music a traversé la Manche pour développer et implanter la plateforme Bustle Music au Royaume-Uni. En passant par Bristol pour y développer une antenne ou en allant au Fringe à Édimbourg, il avait pour mission de s’attaquer au 2e plus gros marché de la musique. De petites choses se sont ainsi mises en place mais comme on aime faire les choses bien on vous en parlera en détail quand tout sera prêt !

Enfin, grâce à notre parrain Isaac Kémo, l’ambassadeur ivoirien du saxophone nous avons pu continuer notre prospection en Côte d’Ivoire, un pays qui nous est cher et dont nous vous avons déjà parlé. De passage à Paris, Isaac est venu dans nos bureaux au Cargo et le travail continu de plus belle. Encore une fois, restez branchés car de très belles choses arrivent.

  • C’est tout ? Vous ne vous êtes pas foulés cet été…

Attend, attend ce n’est pas fini.

Ce n’est que le sommet de l’iceberg, ce que nos auditeurs voient.

  • Ah bon ?

Oui, derrière le rideau on travaille sur des développements juridiques comme notre (web-licence)² pour les musiciens produits, ou la mise en place des licences de diffusion musicale auprès des sociétés de gestion collectif des droits d’auteur comme la SACEM. Et puis bien sûr on finit le développement tech. de l’algorithme de redistribution et de rémunération.

En dehors de ces chantiers compliqués,  outre une refonte de notre page d’accueil que vous pourrez bientôt découvrir, on travaille à l’introduction progressive d’une nouvelle ligne éditoriale sur nos réseaux sociaux et sur notre blog. Au programme des articles plus poussés sur les artistes & de nouvelles playlists, deux éléments que vous avait déjà pu découvrir cet été. Ça vous suffit ??

  • Ok, ok, mais ça sort quand tout ça ?

Pas de mauvaise annonce ; le développement d’une start-up ne peut se faire avec des dates précises, ou des levées de rideaux où le CEO se met à faire une petite danse comme Bill Gates à la sortie de Windows 95 !

Néanmoins, on est vraiment content d’annoncer qu’enfin la première ‘boucle est bouclée’ puisque la répartition des gains et la rémunération seront effectives dans les 10 prochains jours !

Musiciens, soyez prêts à entrer vos coordonnées de carte bancaire pour retirer vos premiers revenus ; mais en attendant, et ça concerne tout le monde, profitez tous les samedis d’une nouvelle playlist d’artistes choisis par nos soins aux 4 coins du globe.

Jason

 

Hacked by Facebook

Tuesday our platform was down due to Facebook shutting us down; we sincerely apologies, and insure you that we’re fully back on tracks!  Back on this crazy story.

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‘Sorry mate, we got hacked by Facebook’

That’s the answer I gave to a fellow bustler complaining on Tuesday when our system was down. ‘Too easy Cyr.’ was his message back. But nope. That’s a 100% true: our platform was down because for no reason Facebook has shut us down.

Facts

We use the Facebook app. to log in to our platform for the simple reason that million people don’t want to create a new login & password every time they create an account on a new website. You just ‘log in ‘ via Facebook. It’s well practicable.

So the Bustle Music app. interacts with the Facebook -you say ‘dialogues’ in tech. term’- via Ludo’s, our Chief Technical Officer (CTO), Facebook account.

But Tuesday morning we got awoken by a message complaining that she couldn’t access Bustle Music. A quick check and Ludo discovered that his Facebook account got shut down during the night for no reason, with no warning at all nor any support.  And consequently the Facebook app. couldn’t interact anymore with our platform, and thus Bustle Music was down.

And this is not even the best part of the story.

Ludo’s first move was to create a new Facebook, establishing the connection between Bustle Music and Facebook back. And that’s where the craziness starts. Because that second account also got shut down a couple of hours later.

Mental…

This is just mental….

We’ve flirted with idea to start following the hashtag #FBdisabledMe.

But we’ve quickly decided that the time spent on beaching on Facebook would be better invested ensuring that our solution is ready and visible. And so we did; happy days, on Wednesday we were back on track (with a new tech. twist; bravo Ludo!).

But I think that this is also a good opportunity to give you some inside of the ‘tech reality’ behind Bustle Music. Typically our main servers (where the music and the metadata associated are stored) are with Amazon Web Service in Ireland. But ALL the music library is backed-up with a small French company called OVH near Paris. See, we won’t loose it!

A step back

To take a step back this incident has severely remind us of the place and impact of the Gafa (Google – Apple – Facebook – Amazon) in our life. It’s literally Orwell’s Big Brother with a marketing mindset. What’s terrible is that we all know that we use google every single day. We are all fully aware that Youtube does not pay for Intellectual Property Rights like Deezer or Spotify does….but who never-ever goes on Youtube to listen to music??

Hey, let not be pessimistic; it’s never too late to start changing!

And should you need a starting point, here what Ludovic and I have passed on to the team:

  • Watch out your personal data; everything on the web is accessible someway or another.
  • Diversify your service providers (for ex: there are other search engines as powerful as Google, like Lilo, Qwant…other music services than Youtube…).
  • Don’t be lazy. Don’t use the same password (and use a password helper should you have a goldfish memory like me), don’t start with Amazon should you need to buy a skateboard, etc…

 

Anyway, again, we are sincerely sorry for the disturbance this week; it was too much of a sunny day to listen to music anyway 🙂

Cyrille

Des artistes toujours engagés, souvent indépendants et raisonnablement libres !

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Le catalogue de Bustle Music se compose d’artistes amateurs éclairés, semi-pros, ou professionnels, auto-produits aujourd’hui, auto-produits ou produits demain, de tous genres musicaux et de partout dans le monde. Tous ont en commun de partager nos valeurs: engagés, indépendants et libres !

Tandis que nous nous rapprochons à grands pas d’une nouvelle étape dans notre ‘bustle music’s story’ – à savoir le lancement de l’équitable ‘rétribution’ pour les artistes -, je me suis rendu compte que je ne vous avais jamais vraiment présentés des artistes dont nous partons à la rencontre sur la carte Bustle Music!

Engagés

Comme vous, comme nous, comme tous ceux qui interagissent avec Bustle Music.

La redistribution des ressources ça marche si chacun joue le jeu à son niveau: l’auditeur accepte de payer, le distributeur de maintenir un ‘train d’exploitation’ humble, et le musicien de produire durablement.

C’est une prise de position pour un artiste qui est engagé auprès d’une ‘major’ (nom donné aux 3 maisons de disques géantes que sont Universal, Sony Music et Warner Music et qui à elles seules représentent 75% de la production musicale commercialisée) mais qui voudrait quand même mettre sa musique sur Bustle Music. C’est un effort pour un artiste qui vit dans un pays avec un internet faible et/ou contrôlé mais qui voudrait quand même mettre sa musique sur Bustle Music

Indépendants

Dans leur tête, oui!

De façon plus pragmatique, artiste indépendant veut dire artiste ‘auto-produit’ (par opposition à un artiste professionnel et qui a un producteur). C’est -à-dire qu’il enregistre (ou paie pour le studio d’enregistrement) sa musique et la met en fichier digital, presse des CDs… lui même.

Alors c’est sûr, le modèle de Bustle Music s’adresse en première étape à ces musiciens là, qui n’ont pas ou peu de chances d’être vus et rétribués sur les plateformes existantes. Ce vivier incroyable d’amateurs éclairés et semi-pros qui, accompagnant le développement, foisonnent de part le monde. C’est à eux que s’adresse le ‘60% des revenus sont directement reversés aux musiciens’.

Mais il y n’a pas que des indépendants.

Il y a des pros. qui ont coproduit leurs albums, ceux qui mettent des anciens EPs encore jamais distribués, et ceux qui attendent une réponse de notre part!

C’est la bonne opportunité d’en partager ici les grandes lignes. Grâce à notre (web-licence)2 en développement intégrant editeur, producteur et labels, les musiciens ‘pro’ vont voir le jour sur Bustle Music! Pour rester dans notre ligne de circuit ‘court’, nous ne travaillons qu’avec des editeur, producteur et labels engagés comme nous; qu’on appelle souvent les ‘labels indé’.

Donc indépendants quoi!

Libres

Dans la mesure où leur niveau musical est à notre goût!:-)

La condition rédhibitoire c’est que l’enregistrement soit techniquement propre. C’est le respect de base de l’auditeur.

Pour ce qui est de la qualité musicale, notre ligne de conduite depuis 5 ans a toujours été ‘une suite mélodie de notes juste’, voulant trouver une position d’équilibre entre la porte ouverte qu’est internet et le fantasme d’être musicien. Mais nous sommes conscients que ça devient un peu léger. Nos discussions sur la modération musicale sont un peu en ‘stand-by’; c’est un autre de nos chantiers de 2017.

Mais sinon…libres, oui, libres de venir du Suriname au Cambodge, d’habiter à Dakar ou à Berlin, d’être serbe et fan de punk-métal ou canadien fou de reggae, d’arranger des airs classiques de choro brésilien ou d’inventer le jazz français de demain, libres d’exprimer -parce que la musique ne porte pas de mots- le mystère humain.

Alors si je dois résumer en une phrase,  le catalogue de Bustle Music se compose d’artistes amateurs éclairés, semi-pros, ou professionnels, auto-produits aujourd’hui, auto-produits ou produits demain, de tous genres musicaux et de partout dans le monde. Tous ont en commun de partager nos valeurs: engagés, indépendants et libres!

Paid streaming for music: a necessary evil?!

 

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Paid streaming means that copyright are paid, paid streaming means that interpreters are paid, paid streaming means that creativity, quality and effectiveness are fostered. So it’s a good thing! And let’s make no mistake: paid streaming does not mean that only an elite can access; it’s just a question of adapting the price policy.

 

As we’ve explained it earlier on this blog, music is not dying but the industry has been recently struggling. However streaming has appeared as the way digital revolution takes for music, and offers new opportunities to re-shuffle the cards.

We’ve also explained that, from our perspective at Bustle Music, a culture of ‘free’ has lead to jeopardise our relationship to the environment, to ourselves and to the others. Whereas a culture of ‘pay’ is vertueuse.

So streaming: ok; paying: ok.

But paid streaming, for music…is that really the only way to foster music creativity and support musicians?

Let’s take a step back. We want musicians, good musicians to compose and produce music, and to entertain us. They might be ‘artists’, they still need to live. So in order for them to get some revenues, and having in mind that streaming is the main distribution form of music nowadays, let’s assess the three other options where listeners don’t pay, to see  where it also doesn’t work strictly from a musician perspective.

First possibility: the market decides.

Music is on free access for everyone, and add companies pay the artists most seen. Of course I have in mind Youtube here. Unfortunately reality has shown that then eventually only one, or maybe very few actors get a nice chunk of the cake. For your additional information, as I’ll explain in another article, a distribution service which is free does not pay for copyrights. So really, unless you are a  very very successful artist you won’t get a penny with this route. It’s everything, or nothing.

The second option is the institutional route.

It would be like having an online music library run by the UNESCO, providing a free service to every listener on Earth. But that’s just postponing the problem: who pays? Even an initiative like Wikipedia, which does not pay for content, struggles to stay alive every year. So for music, where you’ll have to retribute the content too, it just sounds like an utopia. Beside, once again history is not on our back when it comes to giving things easily without any effort and expecting a good level of creativity.

The final possibility is what so called the ‘British counter-model’.

It’s the idea that music is deliver for free through the internet to increase visibility, and the tacit moral contract is that listeners go massively to live performance, supporting there the artists. The best example of a streaming service going in that direction is Jamendo: the music is protected under creative common, so it’s free for streaming and downloading. However you can only go to one gig a night, but you might listen to few hours of music everyday. With more musicians, even if there are also more venues, there are so many gigs opportunities that listeners are diluted (if a musician takes 50€/gig, even if he plays 5 nights/week, he will only make 1 000€ a month). The reality is that musicians pro make their living through other ways, like musicians pro actually get revenues from the jamendo licensing service (an additional service provided by Jamendo dealing with synchro – =selling music to be used in add, short movies-,…). This models totally follow the ‘open source’ wave. But ‘open source’ is brilliant for ideas, so in our case the auteurs. But what about those using those ideas to do aka the interpreters?

In a nutshell:

paid streaming means that copyright are paid,

paid streaming means that interpreters are paid,

paid streaming is not only possible (have a look at Bustle Music‘s model if your don’t believe it!) but also means that creativity, quality and effectiveness are fostered.

So it’s a good thing!

And let’s make no mistake: paid streaming does not mean that only an elite can access; it’s just a question of adapting the price policy.

Why can’t everything be free?

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De-materialisation and digitalisation have gradually got us disconnected, living in an utopic buble. But actually new technologies, used cleverly and with humility offer opportunities to reconnect; that’s meaningfull, more fulfilling and making us more free!

De-materialisation and digitalisation have gradually got us disconnected, living in an utopic buble.
But it’s not a new thing.
Let’s take a step back.

Since the industrial revolution we’ve seen mechanical power (stream, electricity, explosion engine…) driving machines and changing reality, helping us be more efficient but most importantly getting progressively rid of natural barriers. I’m talking here about just few of us being required to grow food for instance, but also being able to read at night time. And if we take music for example -our favorite topic!-, you could originally only listen to music when a musician was playing in front of you. Then arrived radios to broadcast live -so you did not have to physically be in front of the artist-, records – you could start listening to music at a different time it was played-, and now internet – you can actually access all music in de-localised time & space-. I’m surely making shortcuts & simplifications here, but you’ve got the idea, haven’t you?

Everything seems now possible at anytime. As reality is becoming further and further from our daily-life, there’s a tendency to simply forget about the value and cost of things. And I’m not talking here solely about financial value and cost. What’s the total cost of eating grapefruits in february in Europe? Or of going shopping without a carrier-bag? Or to stream media freely on the web?

We don’t know anymore.
But there is one.
We’re downgrading our environment -think of that garbage patch in the Pacific ocean-, our relationship to the others – think of people producing containt, like artists, getting nothing-, and our relationship to ourselves – think of tasteless tomatoes or terrible movies quality on lotsofmoviesinbadquality.com-.

Now happy days: we’re not doom!
Total opposite: new technologies cleverly used with humility re-open horizons!  Because we can do de-localised things in time and space, but still connected. Example? Bustle music: you pay -4€/month-, not much, but you pay. And you can listen to that musician from Vietnam or Guatemala knowing the artists get 2,7€ out of it. Bim!

And how free of guild and bad thoughts, and trully genuine is that?!

Cyrille

Bustle Music, Deezer, Soundcloud ou Jamendo, est-ce que ce n’est pas juste la même chose ? (épisode 1: du point de vue d’un artiste)

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schéma de fonctionnement du modèle économique de Bustle Music

Du point de vue d’un artiste, 3 critères sont à prendre en compte quand on regarde les différents services de streaming: l’accessibilité, les revenues et la visibilité. L’accessibilité est maintenant devenu relativement similaire entre les plateformes. En revanche si Youtube ou Spotify sont largement en tête en terme de visibilité, Bustle Music est la seule plateforme à proposer à un système innovant de rétribution directe plutôt très prometteur.

Comme on l’a expliqué il y a quelques semaines, le ‘streaming’ c’est donc cette possibilité d’aller consulter des fichiers stockés sur des serveurs centraux depuis nos ordinateurs ou téléphones. Et dans notre cas, des fichiers musicaux.

Depuis l’émergence du streaming plusieurs types de ‘service de streaming’ existent (on en recense même près de 400 en ce moment sur la toile !), mais fondamentalement, qu’ont-ils donc de différents ?

Loin de nous l’idée de vouloir proposer un comparatif exhaustif de ces 400 services. Néanmoins il n’est pas inintéressant d’essayer d’en comprendre les différences dans les grandes lignes. Nous allons donc regarder les grandes ‘familles’ de service de streaming: Youtube, Spotify/AppleMusic/Deezer, SoundCloud/Jamendo et Bustle Music

Dans ce premier article nous regarderons ces services de streaming sous la lorgnette des artistes; auditeurs, attendez quelques semaines (….psss, en attendant je vous simplifie la réflexion: allez sur Bustle Music).

Quand on pense ‘service de streaming’ d’un point de vue musicien, il y a trois critères à regarder: l’accessibilité, les revenues et la visibilité.

Il existe deux types d’accès à ces services:

  • soit au travers d’un agrégateur (structure qui représente des labels ex: Belive) ou d’un distributeur (structure qui représente des artistes indépendants ex: tunecore), comme c’est le cas pour la familles Spotify/AppleMusic/Deezer.
  • ou en direct, comme c’est les cas pour les trois autres familles Youtube, SoundCloud/Jamendo et Bustle Music.

Si l’accès via ‘quelqu’un’ fût une barrière pour les artistes autoproduits (ils préfèrent qu’on les appelle ‘indépendants’…et c’est vrai que ça sonne mieux!), ce n’est plus vraiment le cas grâce aux distributeurs. 

Et si l’accès via ‘quelqu’un’ signifiait ‘pas de rétribution financière’, ce n’est plus le cas chez ….mais n’anticipons pas sur le paragraphe d’après !

Les revenus. Là encore eux modèle cohabitent.

  • Il a la perception des ‘royalties’ (négociés par le ‘quelqu’un’, agrégateur ou diffuseur) pour la diffusion, comme c’est le cas pour la famille Spotify/AppleMusic/Deezer.
  • Ou rien du tout, comme c’est le cas pour SoundCloud/Jamendo. On considèrera ici que les 0.8€ / 1 000 vues sur Youtube correspondent à quasi rien du tout, à moins d’être Justin ou Taylor.

Sauf qu’un troisième modèle vient d’apparaître: le financement direct, comme c’est le cas pour la famille Bustle Music avec leur modèle de ‘stream & fund’, qui n’a effectivement vue le jour que très récemment grâce aux avancées tant technologiques que juridiques.

Il a l’énorme avantage de remettre un circuit court dans la filière.

Mais bien sûr il n’est ‘rentable’ que si le traffic sur le service de streaming est à la hauteur, c’est-à-dire si la visibilité de la plateforme est élevée.

Et c’est bien le ‘catch’ ou revers de la médaille de ces ‘équitables révolutionnaires’ du streaming ! C’est que là-encore on peut ‘dicotomer’ (c’est une vieille manie des start-upers de mettre en verbe des mots) leur visibilité:

  • Il y a les familles qui font plus d’un million d’auditeurs, comme Youtube, Spotify/AppleMusic/Deezer ou SoundCloud/Jamendo
  • Et la famille qui fait…moins; Bustle Music.

Bon c’est normal elle débute tout juste. Mais pour rester objectivement honnête, c’est sûr que si l’audience ne décolle pas, leur système aura beau être le plus ‘durablement rentable’, il ne vaudra pas plus qu’un autre finalement.
Pour conclure, du point de vue d’un artiste 3 critères sont donc à prendre en compte quand on regarde les différents services de streaming: l’accessibilité, les revenues et la visibilité. L’accessibilité est maintenant devenu relativement similaire entre les plateformes. En revanche si Youtube ou Spotify sont largement en tête en terme de visibilité, Bustle Music est la seule à proposer à un système innovant de rétribution directe plutôt très prometteur.

Le seul inconvénient de ce système est qu’il s’améliore au fur et à mesure qu’il y a des artistes dessus; ben il n’y a qu’à y aller alors?!

Cyrille

Will streaming really save music?

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This was the topic of a round-table at the VivaTech conference – THE annual Paris’ tech. conference – last year in June.

Interesting question? Non. Pure scandal journalism type.

Because music is not, and has never been, dying. Music is the song of the soul. Music is the soul of a population.  As long as mankind exists, there will be music.

And when it comes to musicians, let’s not forget that they still, in general, make 80% of their revenues from live performance.

Now, it’s still not uninteresting to look at the situation nowadays, and why some people might think music needs to be saved.

As in every corner of our society, the digital revolution has shaken up the music world.

Digital revolution means that instead of having a piece of music on a physical support (vinyl or CD), it’s numerical. And alongside the development of internet 2.0, it’s never been so easy to spread those numerical files.

On the bright side, this has lead to easily share some tracks to promote a gig. But on the other side, it’s lead to illegal downloading. And that quite understandingly has created a bad feeling among musicians: they wouldn’t get anything back from their artistic creation. But those who were the most impacted was the industry! If you’re business is to press and sale CDs and nobody buy them anymore, you’re going bankrupt.

Fortunately, illegal downloading was not perfect; and not just because it was illegal! Because still you had to carry with you your ipod or mp3 player which had a limited capacity. A couple of clever guys such as Daniel Marhely (original founder of Deezer) had the idea that because music was digital, there could just be a big music-library on the net accessible by everyone from every computer and soon smartphone. And this is call ‘streaming’. The big thing is that you can create a legal ‘door’ to that massive music online library, from which you can apply royalties, and then everybody -especially the music industry- could be back on smiling.

As usual the reality is bit more complicated.  Who ‘own’ that ‘door’? How do we organise it? Should we pay and how much for it? Streaming is also bringing with its practice a lots of questions (and Bustle Music is trying to answer some as we will explain later on on this blog).

But fundamentally, music has never been dying, though the music industry has struggled. Now streaming does indeed offer a new and unique opportunity to re-shuffle the cards between artists, the industry and listeners. And that’s full of hope!

Cyrille

Innovations; yes, but what for?

 

February in France is ski-time.

For those (quite unfortunate) who couldn’t go, well there were the 2nd Square Maker salon at ‘Le Carreau du Temple’ in Paris Central, an innovative cultural and sport venue; a sort of new agora dedicated to urban way of live.

There you could mingle among drones, robots or 3D printed objects, you could try wood laser cutting, modular pianos or new internet platforms, you could join an electronic or a sewing workshop. And using high-tech new innovations to reinvent traditional chore such as fixing a hoover, or to re-engineer or recycle scrap into a 21st century modular piano seemed to make people happy. And yet indeed the salon was full, with lots of children but their dads seemed to enjoy the show too! And compared to lots of other tech. salons, there were something nice; it felt good.

But how come?

Maybe it was just the right mix.

There were technologies and new breakthrough to catch your imagination, but at the same time there were reasons to use them. And that’s what usually missing in tech. salons: a meaning.

Let’s take the drones as an example. It’s brilliant. We can now all shoot our holidays from the sky. It’s well fun. But it’s only a gadget. Now used in conjonction with cartography opensource softwares for young doctors to contribute to map malaria infested areas, like they do in the Ouagalab, then there’s a bit more depth straight away.

Or 3D printers. Combined to a scanner ‘makers’ were able to reproduce exactly a broken piece, and thus save that vacuum cleaner from being discarded and replaced by a new one.

Funnily enough we’ve bumped into this already few years ago with Bustle Music.

‘Geo-localisation of music? Great, but what for?’ was a recurrent question we got a couple of years ago. Problem: answering ‘just because we can’ is intellectually a bit short thinking. In our case this lead us to talk with a lot of people in the music industry, and it appeared that geo-localisation of music could actually trigger our ‘stream & fund’ system, by creating a ‘think globally, act locally’ dynamic.

Ouf. Bustle Music was saved.

By nature science (and technologies) won’t stop discovering new things and creating new ‘possible’. But it’s only if we lead how we use this new ‘possible’ that all those new great ideas and inventions will truly support a genuine development. And that’s really what has created that none superficial-but-deep feeling of peace and possitiveness at 2nd Square.

Not convinced? You just had to look to all those kids fixing hoovers with 3D printers; didn’t they look peacefully happy?!

Cyrille