L’utilisation du digital à bon escient

Le digital n’est qu’un outil. Si la finalité c’est un meilleur bien commun, un meilleur vivre ensemble, une meilleure intégration de chacun, alors oui le digital répondra à ses formidables promesses de créer ce ‘village monde’.

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Pour beaucoup le ‘digital’ est plus ou moins synonyme d’ ‘internet’. Ce qui n’est pas complètement faux, mais pas franchement exacte non plus. Alors pour partir sur une bonne base de discussion, commençons par redéfinir les termes.

Par ‘digital’ on entend 3 types de technologie

Par ‘digital’, on entend en fait trois types de technologie: les technologies de communication, la dématérialisation et la ‘computerisation’.

Depuis le télégraphe en passant par le téléphone, les ondes radios et même la fibre optique récemment, les technologies de communication n’ont cessées de se développer de plus en plus vite à mesure qu’il y a avait plus d’information à communiquer.

La dématérialisation des objets, c’est leur transformation en une suite de 0 et de 1. Là où les flux électriques étaient limités pour faire transiter plus que la voix par le téléphone, à partir du moment où on a pu ‘transformer’ une musique ou une image en ‘0100101001…’ on a en conséquence pu communiquer cette musique ou cette image.

La ‘computerisation’ s’est le calcule. Toutes des données dématérialisées n’auraient pu transiter dans tous les sens si des ordinateurs ne part leur puissance de calcule n’avaient pas organisé ces mouvement de données.

L’ensemble de ces 3 technologies se sont tirées autant que entraînées, mais elles nous ont fait basculer dans l’ère numérique. Encore appelée l’ère digitale.

Pour finir sur ces quelques modestes définition, finalement internet est le nom donné à une organisation de l’échange de ces données (qui par ailleurs utilisent différents techno. de communication, comme l’ADSL ou le téléphone filiaire, la fibre optique, le wifi, la 3 ou 4 G….). Bref.

‘le digital’ a permis de s’affranchir du temps, de l’espace et de la matière!

Ce qui est absolument incroyable c’est que l’ère numérique ou ‘le digital’ a permis de s’affranchir du temps, de l’espace et de la matière! Je peux par exemple voir un concert qui s’est passé la veille, envoyé par whasap par celui de notre équipe qui s’occupe du déploiement de BM au Brésil. Et ce n’est ici qu’un maigre exemple tiré du monde artistique. Les applications industrielles sont légions.

C’est une opportunité incroyable et largement inégalée dans notre histoire.

Incroyable, mais incroyablement folle.

Car on est tous complètement dépassé.

2 pièges à éviter

Pour autant le digital est une opportunité inespérée de faire du monde un village. Mais pour cela 2 pièges sont à éviter.

Le premier s’est de s’y perdre. Dans ‘le temps’, comme dit ma grand-mère, je n’avais pour toute lecture dans le métro qu’un journal de 10 pages. Aujourd’hui j’ai constamment accès à une bibliothèque mille fois plus grosse que la BNF. Sans même parler de ‘perdre’ du temps à regarder des vidéos de petits chats ou autres fariboles qui pullulent sur mon mur Facebook, quand bien même je ne ferai que des choses ‘intelligentes’ – avec des gros guillemets- , il y a tellement sur le web, que s’y noyer est chose aisée. Maîtrise et tempérance sont deux qualités à travailler pour qui veut rester libre du digital.

Le deuxième piège est le sur-individualisme. Mon réflexe aujourd’hui si j’ai besoin d’une perceuse est de chercher sur internet une plateforme de location entre particuliers. Il y a 5 ans je serai simplement allé toquer chez mon voisin pour lui demander. Petit à petit et de façon insidieuse un isolement se crée. Ne pas oublier l’importance des rapports humains réels est sans doute une autre clé pour ‘surfer’ haut la main dans notre monde numérique.

‘internet n’est ni bon, ni mauvais, c’est ce qu’on en fait’

Et c’est finalement le coeur de l’enjeu: ne pas oublier que le digital n’est qu’un outil. La base, le fond, c’est ce pour quoi il est utilisé. Ou comme le disait St Jean-Paul II ‘internet n’est ni bon, ni mauvais, c’est ce qu’on en fait’. Si la finalité c’est un meilleur bien commun, un meilleur vivre ensemble, une meilleure intégration de chacun, alors oui le digital répondra à ses formidables promesses de créer ce ‘village monde’. Et ce n’est pas utopique. Les exemples de Petites Pierres – magnifique plateforme de financement collaboratif pour le mal-logement -, de la Cagnotte des Proches – plateforme de financement collaboratif pour les familles dont un membre est handicapé ou gravement malade -, ou de Bustle Music  – plateforme équitable d’écoute de musique – sont suffisants pour nous indiquer que c’est à la portée de chacun.

L’utilisation du digital à bon escient ? C’est exigeant, mais c’est complètement possible !

Cyrille

 

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