Musiciens, venez retirer vos royautés!

Après 18 mois assez intenses d’imagination, de schémas, d’itérations et de développement, c’est fait: les musiciens peuvent maintenant entrer leurs coordonnées de carte bancaire… et se faire payer les revenus de l’exploitation de leurs oeuvres sur Bustle Music!

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La base du système ‘Bustle Music’ est en place!

La ‘base’ de notre système, c’est le fait que:

  • les musiciens peuvent charger de la musique sous licence sur la carte,
  • les auditeurs prennent des abonnements,
  • l’algorithme de répartition répartit les revenus proportionnellement à l’écoute,
  • les musiciens retirent leur argent.

De là, ce ne seront que des développement d’’amélioration’ 🙂

 

On a en tête:

  • Des mise en avant par playlist (ah non, ça aussi c’est déjà en place en fait!),
  • Une amélioration de l’interface, pour rendre plus ludique et esthétique les marqueurs, parcours musicaux,…
  • Le off-line, qui permettra d’écouter sa musique dans le métro, dans les zones à faible internet,
  • Des interfaces de communication et connection entre artistes & auditeurs, qui permettront aux artistes d’envoyer des ‘géo-notifications’ sur un concert à venir…
  • La géo-loc. des bars, salles de spectacles,…

Et ce n’est que le début d’une longue liste!

 

Un système transparent, mais beaucoup de pays sur ‘liste noire’

La sortie de notre système pour retirer de l’argent, ou ‘pay out’, est l’occasion de revenir sur quelques caractéristiques de ce modèle de paiement.

Encaisser de l’argent de la part d’autrui pour en redistribuer tout ou parti est TRÈS réglementé. Et on le comprend. A l’heure du terrorisme international et des ‘ransomelware’ (ces logiciels qui piratent des centaines de systèmes en une seule nuit), ces pratiques de ‘place de marché’ pourraient être la nouvelle génération des blanchisseuses d’argent. Vous allez me dire que c’est bien ce que font Airbnb, Blablacar, Ulule ou Ebay. Bien sûr, mais comme nous, elles ne le font pas ‘directement’. En effet l’agrément pour y être autorisé par l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR) prend plusieurs années, et coûte des millions. Comme les autres, nous passons donc par des prestataires spécialisés qui eux, ont cet agrément.

Dans le cas de Bustle Music, nous passons par MangoPay.

En plus de l’aspect purement ‘réglementaire’, MangoPay s’occupe de stocker et de sécuriser les informations bancaires, et de s’assurer que les ‘acheteurs ‘(chez nous les mélomanes) sont bien solvables et que les ‘vendeurs’ (chez nous les artistes) sont bien les ayant droits. Pour aller plus loin dans l’explication, vous comprenez bien en lisant ce paragraphe qu’en fait les fonds transitent par des ‘portefeuilles électroniques’ chez MangoPay directement du mélomane aux artistes (pour 60%) et à Bustle Music (pour 40%)….et que donc seulement ces fameux 40% passent par le compte en banque de Bustle SAS.

La transparence est totale!

 

Malheureusement MangoPay, comme tout le monde, est soumis aux règles internationales. Et quand il s’agit de flux financiers, ceux-ci sont TRÈS contrôlés. Supposons qu’un pays soit sous embargo international, alors aucune entreprise ne peut faire d’échange avec ce pays. Et y transférer de l’argent comme revenus de l’exploitation d’oeuvre culturelle est un échange.

Le pire… c’est que la liste des pays ‘blacklisted’ (sur liste noire…mais ça sonne plus ‘thriller’ en anglais :-)) …est plutôt longue en fait. On y trouve des pays comme la Syrie et l’Irak (ah bon?) ou le Panama (étrange, un pays sans remous), mais aussi la Biélorussie, l’Angola ou les îles Marshall.

Nous aussi, nous ne sommes pas complètement convaincus par cette histoire de pays sous embargo. De loin cela donne l’impression de priver des populations d’outils pour se développer. D’autant plus quand ces embargos sont imposés par UN seul pays et non pas la communauté internationale.

Mais une plateforme durable et éthique est d’abord légale.

Il n’est donc pas question de mélanger ‘utopie’ et ‘mise en place d’un outil pragmatique de développement collaboratif’.

Néanmoins nous ne serions pas une startup de ‘solution-focus dreamers’ si nous ne réfléchissions pas à des moyens pour que les artistes des pays sous embargos puissent recevoir leurs dûs; affaire à suivre!

Cyrille

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