Bastard Sunz: le hip-hop anglais

Même si certains mélomanes à tendance puriste pensent le contraire, l’Angleterre ne vit pas seulement pour le rock and roll ! En effet, au-delà de son ADN musical assumé, le pays regorge de ressources et bien qu’il ne soit pas toujours facile pour les artistes issus des autres scènes de se faire une place aux pays des Beatles et des Rolling Stones, certains d’entre eux continuent de défendre ce pour quoi la musique les anime. Dans cette catégorie, le collectif Bastard Sunz défend fièrement les couleurs du hip-hop anglais !

bastardsunz

De ses balbutiements dans les années 80, à son récent renouveau mainstream en passant par son émergence à la fin des 90’s, le hip-hop britannique a connu des hauts et des bas. Arrivé sur le territoire anglais quelques années après sa naissance aux Etats-Unis, le genre s’est tout de suite adapté à la culture du pays. Ainsi, bien qu’il ait conservé l’essence même de ses origines américaines à savoir un son caractérisé par sa provenance urbaine, le hip-hop britannique s’est rapidement démarqué de son grand frère américain. Boosté par la rencontre entre l’effervescence des sonorités urbaines et l’underground Anglaise, deux scènes diamétralement opposées, le hip-hop a, au Royaume-Uni prit des tournures hybrides aussi singulières qu’inattendues. Parmi celles-ci, le Grime  mélange de hip-hop et de sons taillés pour danser, a fait son nid dans les clubs d’Outre-Manche. Pourtant, malgré quelques petites percées, le genre ainsi que le hip-hop britannique au sens large ont souvent été sous-estimés. Tantôt acclamé, tantôt décrié, le hip-hop britannique a malgré quelques labels qui ont fait son histoire, (Big Dada, BBK, …) évolué en dents-de-scie. Dans ce contexte difficile, certains artistes tentent encore aujourd’hui de défendre les couleurs du hip-hop britannique. C’est notamment le cas du collectif Bastard Sunz qui propose son album « La Discotheque de Martyrdom » sur notre plateforme de streaming équitable !

Une fois n’est pas coutume, c’est une nouvelle fois à Bristol que démarre en 2010, l’aventure Bastard Sunz. Né de la rencontre entre B’Tilla The Cunt et The Milestone 145. Évoluant tous deux avec succès sur la scène hip-hop underground anglaise, les deux artistes décident de s’unir pour proposer un son différent et innovant. Voguant de scène en scène, ils s’inspirent, collaborent en duo sur quelques projets avant de sortir en 2010 l’album « La Discotheque de Martyrdom ». Sur ce projet, les deux artistes proposent un son teinté de noirceur et d’énergie. Riche de 13 pistes, l’album est aussi l’occasion pour le groupe de collaborer avec les personnes qu’ils ont, au préalable rencontrés sur les routes. Parmi ces collaborations, on retiendra notamment le titre « Bastard Spillz » qu’ils partagent avec le quinquet urbain Central Spillz. Sur ce morceau qui mélange flow percutant et mélodies synthétiques, Bastard Sunz démontre une puissance créative forte qui fera d’eux, l’une des formations indépendantes les plus cultes de la scène hip-hop en Angleterre. Rejoints par la suite par le tandem Rola and DJ Rogue, ils proposeront plusieurs remixes, avant de revenir en 2012 avec le furieux « Lazer Gun Rap ».  

Poursuivant également sur leurs différents projets solos, les membres du collectif ont promis à leurs fans de revenir très bientôt avec un nouveau disque en commun. Nul doute qu’ils risquent une nouvelle fois de nous scotcher !

La fougue débordante et atypique de Bastard Sunz te plaît ? Ecoute-les et soutient-les sur Bustle Music !

Jason,

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s