Une école d’échange culturel pour les enfants des rues

Piloté par le flûtiste d’Alpha Blondy, lui même ancien élève de l’EDEC à Abidjan, rencontre émouvante avec cette école de musique pour les enfants des rues fondée par la grande Rose-Marie Guiraud

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Si d’expérience j’ai fait des explorations en aveugle – comprenez j’arrive dans une ville sans contact- pour prospecter pour Bustle Music, cette fois Jean-Richard avait un peu préparé le terrain. Et ce n’est rien de moins que Siriki le flûtiste d’Alpha Blondy qui va me piloter pendant cette semaine à Abidjan.

L’EDEC : la fondation Rose-Marie Guiraud

Ancien élève de l’Ecole de Danse et d’Echange Culturel (EDEC), c’est tout naturellement qu’il m’invite à venir visiter les lieux et rencontrer sa ‘mère’ comme il l’appelle, Rose-Marie Guiraud.

Chorégraphe, danseuse étoile et chanteuse mondialement acclamée, Rose-Marie a porté fièrement les couleurs ivoiriennes aux Etats-Unis et en Europe, avant de revenir dans sa ville natale. Touchée par le nombre d’enfants qui vivent dans les rues, et consciente de l’importance de la formation artistique tant comme facteur d’équilibre pour chacun que pour préparer les générations de futures artistes, elle lance sa fondation, l’EDEC. Cette école accueille donc des enfants des rues repérés par les organismes sociaux ivoiriens ou internationaux qui ont un appétit artistique. A l’EDEC, ils sont en pension complète, et bénéficie de cours scolaires ‘classiques’ (lire, écrire, un peu de mathématiques…) le matin, et de danse et musique l’après-midi.

 

Une méthode qui a fait ses preuves

On comprend évidemment bien l’impact social énorme d’une telle démarche, pour recadrer et aider des jeunes dont la vie a commencé de façon compliquée. Mais en terme artistique ? En mon honneur Rose-Marie a demandé à ses étudiants de me faire une représentation. Et bien je n’ai pas été déçu. Danse, musique, chorégraphies, tout s’enchaîne avec brillo, et les plus petits motivés par les plus grands ne demandent pas leur reste. C’est vrai que danser sous les yeux d’un ‘producteur de Paris’ –comme ils m’appellent- et de leur aîné qui joue maintenant avec le ‘Roi’ –Alpha bien sûr-, c’est pas tous les jours que ça arrive !

Mais je suis dans la musique depuis trop longtemps maintenant pour savoir qu’on ne s’improvise pas musicien comme ça, aussi ‘people’ soit le public. ‘Discipline, travaille, humilité’, me répond Rose-Marie, ‘3 mots qui m’ont accompagnée pendant toute ma carrière. Peu importe son passé, si maintenant un enfant qui arrive décide de les mettre en pratique avec nous, alors bien sûr qu’il arrivera à devenir un artiste. Et puis c’est évident avec des anciens comme Siriki ou Tomas Guei, ça les motive d’autant plus !’ ajoute-t-elle avec un sourire.

 

On vous soutien !

Assez régulièrement mes ‘explorations musicales’ m’emmènent à la rencontre de ce genre d’école de musique, qui m’émeut toujours autant. J’ai en mémoire l’école de Phare Ponleu Selpak à Battambang au Cambodge, construite pour les enfants des camps de réfugiés pendant la période des Khmer. Comme à L’EDEC, c’est une magnifique énergie qui se dégage, un formidable espoir.

Dans des temps un peu moroses, ça aide à garder le courage d’un demain embelli.

Alors allez voir sur leur site ce qu’ils font, soutenez les et inspirez vous !

 

Quant à nous, s’il n’est pas prévu d’avoir un jour une ‘Bustle Tower’, c’est bien dans feuille de route de réserver une belle place à ces écoles de musique pour les enfants !

Cyrille

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