Remettre l’économie au service d’une cause plus grande

Table ronde au salon Music Up! samedi dernier sur ‘les nouvelles consommations équitables de la musique’; l’occasion de rappeler que notre vision chez Bustle Music de l’équitable est de remettre l’économie au service d’une cause plus grande: le développement de tout l’homme et de tous les hommes

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crédit photographie: Music Up!

Samedi 9 décembre à Paris avait lieu la 2ième édition du salon grand public Music Up! sur le thème ‘à la rencontre du monde musical de demain’.

Dans une atmosphère détendue, entre les présentations de nouvelles solutions des start-ups de la musique, les sets de DJs électro (Madijuwon, Lou Berry ou Yoyo), les organisateurs avaient planifiés 3 conférences, donc une sur ‘les consommations équitables de la musique’, avec Gilles Bressant (directeur général de l’ESML – le syndicat des éditeurs de service de musique en ligne-), Sylvain Longeval (fondateur de Charitunes) et moi même, animé par Suzanne Combo (musicienne et déléguée générale de la GAM – Guilde des Artistes de la Musique).

Il est difficile de résumer un débat (!), aussi je vous mets de mémoire mes premiers éléments de réponse:

La période de Noël, ce mois d’une frénétique course aux cadeaux, est propice à questionner sur ce qu’on met derrière les termes de ‘consommation équitable’.

Parce que finalement, Noël…c’est quoi?

Une vaste ‘teuf de la consommation’?!

Non. Ce serait éminemment réducteur.

Noël, c’est une fête chrétienne.

Pour les chrétiens, c’est l’incarnation c’est-à-dire Dieu qui se fait homme pour leur montrer qu’il n’est pas étranger à la condition humaine, et qu’Il vient les sauver de tout ce qui ne va pas bien.

Et c’est tellement incroyable que pour manifester cet amour on s’est mis à s’offrir des cadeaux. Fair enough.

Bon. Donc finalement les cadeaux, donc le matériel ou encore l’économie n’est qu’au service d’une cause plus grande: dans le cas de Noël de célébrer l’amour de la naissance d’un petit bébé, et quel bébé: Dieu; simply speaking.

Et c’est ça, notre vision chez Bustle Music de l’équitable: remettre l’économie au service d’une cause plus grande: le développement de tout l’homme et de tous les hommes.

Donc en pratique ça veut dire:

– la protection de la création artistique, car la musique c’est le chant de l’âme,

– un meilleur accès à la culture,

– le souci du développement de tous les acteurs (artistes bien sûr, labels, les managers d’artistes qu’on oublie souvent…mais aussi les auditeurs ou conso-acteurs pour reprendre le jargon ESS),

– une protection juridique adaptée,

– une répartition des revenus plus équitables,

– une distribution en circuit court,

– une réduction de l’empreinte carbone grâce à la dématérialisation.

Bref un changement profond et holistique, ou comme on aime l’appeler ‘l’équitable révolution du streaming de la musique’!

Cyrille

Rossano ‘Jim’ Westfa: du jazz au bout de la jungle

Après plus de 30 ans de création musicale, Jim a un rôle de pionnier, s’entourant d’étudiants du conservatoire pour produire un jazz doux et classique, pincé de cette force de melting-pot qu’est le Suriname.

 

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Les Guyanes: une plage et de la jungle amazonienne

Paramaribo, janvier 2015.

Avant que ce pays n’apparaisse sur ma ligne de route j’aurais été bien incapable de situer le Suriname sur une carte.

Au nord-est de l’Amérique du Sud, seule partie qui n’est pas ‘latine’, les 3 anciennes ‘Guyanes’ sont aujourd’hui 2 états indépendants, ‘Guyana’ et le ‘Suriname’, et un ‘bout de France’, la Guyane française.

Le cadre général est le même: une plage, et la jungle amazonienne.

Pourtant de part l’histoire coloniale, chacune des ‘Guyanes’ est bien spécifique.

 

Une ‘Amsterdam’ coloniale

Le Suriname, c’est l’ancienne ‘Guyane hollandaise’. Et de fait toute la population, mélange d’aborigènes, de descendants des esclaves, d’antillais, de colons des autres colonies hollandaise comme la Malaisie ou l’Indonésie, ou de hollandais parlent hollandais!

A Paramaribo, la capitale, outre une architecture qui fait penser à une ‘Amsterdam coloniale’, on trouve un très bon conservatoire ‘classique’ et une très solide école de jazz. Et c’est dans ce milieu là qu’a grandi Rossano ‘Jim’ Westfa.

 

Le ‘pionnier’ de la scène jazz surinamais

De façon assez peu commune, Jim est un autodidacte. Pourtant son jeu de guitare a fait de lui un des grands guitaristes du Suriname. Fort d’un grand talent, c’est par la scène qu’il s’est construit, innovant et percutant les codes de la petite société surinamais. Après plus de 30 ans de création musicale, Jim à un rôle un peu à part, de pionnier et d’ancien, encadrant la nouvelle génération.

Aujourd’hui Jimmy se produit surtout au Dom Camillo, LE bar de ‘live music’ à Para. Fort de sa technique et de son expérience, il s’entoure d’étudiants du conservatoire pour produire un jazz doux et classique, pincé de cette force de melting-pot qu’est le Suriname.

Et pour vous mettre dans l’ambiance, ce sont des enregistrements live en écoute sur Bustle Music, notre plateforme équitable de streaming: http://bit.ly/2z0Rzxh

Cyrille

Girum Mezmur: playing for the resurgence of the ethio-jazz

Off to Ethiopia as we’re starting our little #JazzaBM tour to meet one of the greatest guitarists of East Africa, who’s personally contributed to the resurgence of ‘ethio-jazz’

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Addis Ababa: a world class jazz place

As we’re starting our little ‘Jazz focus’, the idea is to get you travel in Jazz through the world, introducing some brilliant but rather less known artists (or are they, really?!)

And this week we’re flying to East Africa to meet Girum Mezmur in Ethiopia!

You’ve said Ethiopia…but isn’t Ethiopia the cradle of rastafaris and a reggae place? It totally is. But as usual a culture is a billion time richer than it looks. At actually Ethiopia, or at least Addis Ababa the capital city, is on the top of the world Jazz places.

It’s called ‘ethio-jazz’, fusion of ‘classic’ jazz and traditional music, and was created back in the 60’s by Ethiopian artist Mulatu Astatké, when the instruments like the saxophone first arrived in Ethiopia. Technically it’s a mix between the sophisticated Jazz scales with 12 tones and the pentatonic scales of Ethiopian traditional music. It’s absolutely unique, and although it’s been threaten to disappear few times in the past, it’s very thanks to one man, Girum Mezmur, that it’s still alive!

 

The only music school in the country did not have a guitar department

Like many musicians, Girum fall in love with music when he was a kid. He really wanted to play the guitar, but the only music school in the country, Addis Ababa University’s Yared School of Music, did not have a guitar department. Not discourage a penny, Girum graduated in 1997 with a minor in Krar (the traditional Ethiopian string instrument), a major in piano, and teached himself how to play the instrument.

Considered as one  of the best guitarists of East Africa, Girum went touring abroad. And strength through few trips in Europe, he moved back to Ethiopia to get involved in many projects notably playing a key role in the resurgence ‘ethio-jazz’.

 

 The New Ethiopian Jazz Scene

After the communist regime, the music scene was barely surviving. Girum, while teaching at Yared, launched the ’Thursday Jam sessions at Coffee House’, one of Addis Ababa’s jazz houses from the old days. This had two consequences. First to put the students on stage. And secondly to settle the audience back into listening to live music.

Girum also has his own projects, including the ‘Addis Acoustic Project’. Created in 2008 the objective is too resurrect popular tracks from the 1950s and 60s and re-arranged by Girum to make them accessible to listeners of all ages and backgrounds.

‘Addis Acoustic Project’ plays in the iconic Jazzamba Lounge Club,which aims at showcasting Ethiopian artists, financially support them and pays for scholarships for students of the Jazzamba School of Music.

Or played should I say, because that iconic Jazz place burned in 2015. But as Girum has mentioned in an email:

‘it’s a tragedy; but we’re not down yet. Ethio-jazz is like a phoenix, it will get back from its ashes’

And truth is, we will see each other at Karmakol Festival in Sudan this December !

 

A complicated situation about freedom & music in Ethiopia

Even if the situation is complicated in Ethiopia nowadays, especially when it comes to freedom & support of music, Girum is a proper Ethiopian & modern African music ambassador, and proudly on our fair music streaming platform !

And to put you in the real atmosphere we’ve got in our discography some live recording of an Addis Acoustic Project’ gig in 2012 at the Jazzamba Club! Totally collector 🙂

Listen & support here on Bustle Music: http://bit.ly/2AUwgiZ

Cyrille

Bustle Music au Soudan

Après 20 ans d’embargo américain, sa levée en octobre 2017 a déclenché au Soudan l’organisation d’un grand festival pour présenter au monde ses talents artistiques en décembre. Bustle Music est invité pour animer un atelier sur la distribution digitale!

 

 

Pourtant, au Soudan, il y a des pyramides

On parle peu du Soudan. Ou alors de façon tragique. La crise du Darfour, il y 10 ans par exemple, ou actuellement la guerre civile au Soudan du Sud (indépendant de la République du Soudan depuis 2011), et les famines qui déciment la population.

Nous les premiers.

Quand on nous demande de raconter notre exploration musicale de 2012, le Soudan est évoqué surtout pour ces 3 jours mythiques à traverser la moitié nord – donc saharienne- du pays, pris en stop par une caravane de camions. C’est un pays qui était plus ‘sur le chemin’ qu’un véritable objectif.

Et pourtant.

Pourtant, au Soudan, il y a des pyramides. Si si! Dans le nord, près de Dongola. C’est le Sud de l’ancien territoire des Nubiens, LE peuple de la grande Égypte des Pharaons.

Pourtant, au Soudan, il y a des éléphants, dans les grands parcs de savane au Sud près de la frontière avec l’Ethiopie.

Pourtant, au Soudan, on croise une scène artistique florissante, métissage de toutes ces populations qui se rejoignent à Khartoum – la capitale- pour faire le dernier bout de chemin vers Port Soudan et, de l’autre côté de la Mer Rouge, le port de Djeddha et la Mecque.

 

Une carrière obligatoirement internationale

Nous y sommes passés, en 2012. Si nous avons peu croisé de musique sur notre route, nous gardons en mémoire un peuple pauvre mais extrêmement accueillant. Depuis presque 20 ans le pays était sous embargo américain. Concrètement, c’est simple: il est interdit de faire du commerce avec le Soudan. Pour autant, la population ne désespère pas et, dans la mesure du possible, essaye de trouver des solutions alternatives. À notre niveau le meilleur exemple est incarné par Youssif Ahmed. C’est à Dahab en Egypte que nous l’avons rencontré. Il s’est installé dans cette ‘Bristol de l’Egypte’ en devenir -pour le côté communauté artistique en installation-, afin d’avoir les mains libres pour piloter le label de reggae Umreggaega pour les Soudanais, en attendant de meilleurs jours. Label. Le mot est trop ‘européanisé’ pour l’ambition du projet qui ‘dépote’. Il s’agit pour Youssif  de permettre avant tout aux artistes soudanais d’avoir une base à l’extérieur du pays pour s’entraîner, jouer en ‘live’, commencer à développer une carrière qui sera nécessairement internationale.

Depuis 18 mois, la communication s’est arrêtée

Si, depuis le début, Youssif est derrière notre projet de plateforme équitable, c’est autant par son système de monétarisation plus juste que par la mise en valeur des territoires par la carte. Mais depuis 18 mois, la communication s’est arrêtée devant l’éternelle question de Youssif : ‘comment vas-tu faire pour que l’argent transite au Soudan?’. Dans un mail de septembre 2016, je finis par lui proposer ‘une antenne en Egypte qui récoltera les revenus des Soudanais, revenus qui transiteront alors en cash chargé sur des mules à travers le désert’. Bref, rien quoi. Je n’ai pas de ‘réponse technique’ à un problème géo-politique qui nous dépasse tous. L’Europe se bat ‘contre’ les flux migratoires, mais les États-Unis empêchent la mise en oeuvre de solutions de développement local. Alors nous, au milieu, on a décidé de se concentrer sur l’Afrique de l’Ouest dans un premier temps. Jusqu’à ce jour d’octobre 2017.

Après 20 ans de restriction, la communauté artistique soudanaise organise un festival

Début octobre 2017, nous twittons avec joie sur la levée de l’embargo! Sans vraiment mesurer le poids de cette décision.

Et ce n’est que 10 jours plus tard que je réalise, par ce mail de Youssif :

‘ Dear friend, things has changed now, the Americans have lifted the embargo and money can now flow in and out of Sudan without restrictions. We are working together to bring around 500 participants together in Karmakol Festival.  I see this as a great opportunity for Bustle, to have a share of the Sudanese music industry streaming revenue while punting on the table what I believe is a fare content monetization model. ‘

 

Vous comprenez?

Après 20 ans de restriction, la communauté artistique soudanaise organise un vaste festival, le Karmakol festival, pour dire au monde ‘Hé! On existe, regardez ce qu’on sait faire!’ Génial !

Ce qui intéresse Yousif, c’est de mettre en valeur ce territoire d’Afrique de l’Est dont on parle peu, et de tout de suite brancher la communauté artistique sur des outils qui vont permettre un vrai développement des artistes, c’est-à-dire des outils digitaux et collaboratifs. Et c’est là qu’il réveille de vieilles amitiés !

3 jours d’atelier sur la ‘Distribution Digitale de la Musique’

Je vais donc aller animer 3 jours d’atelier du 18 au 20 décembre à Karmakol, à 4 heures de Khartoum.

Ce qu’on apporte, c’est notre expertise sur la distribution digitale de la musique, notamment dans des zones à faible couverture internet, nos réflexions sur les usages des services digitaux dans des pays au faible taux de bancarisation, nos avancées en matière de protection du droit d’auteur comme outil garant de la création artistique et de système de répartition des revenus, bref, comprendre les enjeux et défis de construire des ponts entre les peuples, par leur culture.

Pour cela nous faisons équipe avec Blick Bassy, artiste français d’origine camerounaise très engagé dans le développement des artistes africains, et sa solution en développement d’édition musicale. L’idée est de ainsi présenter l’édition et la distribution, dans un package 3.0 qui sent bon le  mieux vivre ensemble!

Pas mal pour finir l’année!

Cyrille

 

Kyssi Wète: le reggae entraînant tout en couleur!

Ce qui nous a séduit chez Kyssi, c’est sa musique dynamique, rythmée, tout en couleur! C’est reggae, c’est world music, c’est variété française. Une vraie fusion qui sent bon les caraïbes! En concert ce vendredi 01er décembre à Paris, Kyssi est maintenant aussi en écoute sur Bustle Music!

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La question revient souvent: ‘alors Bustle Music, c’est un catalogue de musiciens indépendants?’, sans vraiment savoir ce qu’on met dans ‘indépendant’.

La réponse est: ‘non! Bustle Music, c’est un catalogue d’artistes qui partagent les mêmes valeurs de partage et de solidarité’. Partage, par une meilleure redistribution des revenus, et solidarité, par une vision où à plus on est plus fort, où les artistes plus établis soutiennent les artistes émergents…

Après, techniquement, certains sont indépendants, quelqu’en soit les définitions qu’on prête à ‘indépendant’. De toutes les façons, s’il y a ou y a eu une franche ligne distinctive, la révolution digitale vient aussi balayer l’ordre établit; preuve en action.

 

‘C’est l’ensemble de la distribution qui se digitalise‘

La Jimi, septembre 2017.

Le salon de la musique indépendante est toujours l’occasion de belles rencontres. En l’occurrence c’est Julia Kozlowski, la manager de Kyssi Wète!

Avec déjà 2 albums sortis et une carrière internationale bien implantée dans la francophonie de part et d’autre de l’Atlantique, d’aucun eu pu penser que la carrière de Kyssi Wète était bien rodée. Mais ce serait de pas bien connaître le sympathique parisien d’origine congolaise, comme il le dit lui même dans l’EPK de son dernier album ‘De quoi tu as peur?’: le fil rouge de son premier album est le ‘mieux vivre ensemble’. Et ça, ça implique d’explorer les nouveaux outils qui permettent une telle finalité. Aujourd’hui, c’est le digital dont il est question, comme me l’expliquait Julia: ‘jusqu’à présent le digital était un support de com., mais c’est l’ensemble de la distribution qui se digitalise sur ce prochain projet. Alors on repart à la base, et on cherche un partenaire!’

🙂

Alors c’est avec un grand plaisir qu’on remercie et  accueil sur Bustle Music…. Kyssi Wète!

 

C’est reggae, c’est world music, c’est variété française

Ce qui nous a tout de suite séduit chez Kyssi, c’est sa musique entraînante, rythmée, toute en couleur! C’est reggae, c’est world music, c’est variété française. Une vraie fusion qui sent bon les caraïbes! Des percu. légères qui accompagnent un beat très reggae, c’est très propre et mâture. Le tout soutenu par un texte qui parle avec un regarde positif. Car Kyssi est d’abord un poète.

 

Kyssi travaille et se construit par la scène

Très jeune l’artiste a toujours été un grand amateur de musique. Chanteur dans un groupe étudiant à Paris sur des textes issus de ses propres conso., c’est la composition qui le pousse aux instruments, guitare et piano, pour accompagner la démarche créatrice. Et Kyssi passe tout de suite la vitesse supérieure par de la scène. Avec le collectif, ou en carrière solo, Kyssi travaille et se construit par la scène.

L’ensemble artiste-compositeur, musicien, projet musical évolue et mûrit…et naturellement en 2010 sort un premier un album ‘Ce que tu me donnes’. L’album a été enregistré aux feu-prestigieux studios Davout à Paris en condition ‘live’. C’est dire de la plastique de ce joli projet, qui renvoie directement aux années ‘sur scène’ de Kyssi. Et à l’écouter, on est y… en ‘live’ je veux dire! L’album est été très bien accueilli à Paris par de nombreux concerts (La Maroquinerie, l’Élysée Montmartre, Le nouveau Casino, le Café de la Danse, Le Zébre de Belleville…), en province et à l’international et particulièrement au Canada.

Une fusion reggae/afropop entrainante et subtile

Entre La France et le Canada, Kyssi compose son deuxième album De quoi as-tu peur? . Une fusion reggae/afropop entrainante et subtile, témoignant du nouveau regard que Kyssi porte sur ce ‘mieux vivre ensemble’ vécu à l’échelle globale.

 

Chassez les idées grises de fin novembre sur la musique positive de Kyssi, en écoute pour partie sur Bustle Music, et en live pour l’ensemble ce vendredi 01er décembre à Paris (FGO – Barbara) !

Cyrille

Suivez Kyssi Wète sur Facebook, Twitter ou Instagram

Plus d’info / billeterie sur le concert du vendredi 01er décembre au FGO – Barbara: http://bit.ly/2iApOlv

 

Amaury Faye: un pianiste – virtuose chez BM !

Considéré comme l’un des pianistes les plus prometteurs de sa génération, Amaury Faye personnifie la nouvelle vague du jazz ‘made in France’, et est en écoute sur la plateforme de streaming équitable!

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Un showcase très très ‘privé’

#BMTT – étape Toulouse.

Le #BMTT, c’était notre tour de France au printemps dernier, pour aller présenter notre plateforme de streaming équitable fraîchement lancée! Les portes de la ‘ville rose’ nous avaient été ouvertes par notre parrain, la révélation Jazz 2016 Laurent Coulondre, originaire du Sud-Ouest. Et c’est notamment la (encore) petite, mais qualité, agence de management Not Only – des amis de Laurent! – qui nous a accueilli par ce sympathique mail:

‘Bienvenue!

On organise un petit showcase pour la sortie d’album de deux de nos artistes; vous voulez passer?

C’est David Haudrechy et Amaury Faye; ça sera chez Piano Parisot’

Notre réponse: ‘oh, non, mais on veut pas déranger….OUI, OF COURSE, avec plaisir et joie!’

Il faut dire que M.Parisot est plus qu’une légende comme fabricant/vendeur de piano (il a par exemple un piano qui joue tout seul! Sisi!), et que Laurent nous avait mis au parfum quant à ses ‘collègues excellents musiciens mais pas motivés pour venir s’installer à Paris’ !

On est une petite vingtaine ce soir là, au milieu des pianos de la salle d’exposition en banlieu toulousaine, subjuguer par les notes et le brio d’exécution, à se regarder avec un air de ‘ah oui, quand même’

C’est beau…

Parce qu’avant tout, c’est juste beau.

Le piano vraiment bien joué, ça transporte. Et là, c’est joué avec brio. Je me méfie des journalistes qui utilisent les mots ‘flash’ un peu à tort et à travers. Mais Amaury mérite son titre de ‘virtuose’. Les notes volent, dansent, se baladent…c’est harmonieux, léger mais sans mauvaise simplicité ni superflu, tout en nuance.

C’est du jazz? Oui, qu’est-ce qui n’est pas ‘jazz’ ?! 🙂

Mais c’est pas le bebop des années 40 des Charlie Parker ou Miles Davis, ni non plus le post-bop de Herbie Hancock. C’est la nouvelle vague de jazz, avec des influences classique, pop, rock et blues pour Amaury.

Servi par deux excellents musiciens, Louis Navarro à la contrebasse et Théo Lanau à la batterie, Clearway est le premier album entièrement composé par Amaury…et c’est vraiment un honneur de l’avoir en écoute sur Bustle Music !

Quelques repères biographiques

En 2010, à peine âgé de 20 ans, Amaury sort un premier album, composé de morceaux originaux et de standards (Big Moe Trio, Greenworks ­2010), avec déjà Louis Navarro à la contrebasse. Inspiré des univers musicaux d’Oscar Peterson, Hank Jones, et de Kenny Barron l’album connaît un bon succès, 3 ans plus tard le trio est finaliste du prestigieux Jazz en Baie (2013).

Amaury part alors à Boston, où il est reçu à Berklee College of Music, où son talent connaît une nouvelle étape sous la houlette des ‘maîtres’ du jazz comme Joanne Brackeen ou Tia Fuller. Un an plus tard Amaury reçoit la ‘Berklee Jazz Performance Award’, nomination du meilleur pianiste jazz de cette institution mythique.

Retour alors en Europe, où Amaury s’installe à Bruxelles avec un nouveau trio, dans lequel on retrouve Louis Navarro.

Les choses vont alors très vite, et 2016 est celle de toutes les récompenses: vainqueur du tremplin RéZZO Focal du Jazz à Vienne, récompense du meilleur instrumentiste au tremplin international d’Avignon, ou Récompense du choix du public à la compétition internationale Biberacher Jazzpreis en Allemagne. Le tout pavant un chemin pour cet album ‘Clearway’ (PIAS/Jazz Village) sorti en Mai 2017, et qui remportait la récompense ‘Révélation’ du magazine Jazz Magazine/Jazzman en Août dernier.

La suite?

La suite, c’est une tournée dans le Sud de la France en février 2018:

>15.02.18: Montpellier

>17.02.18: Marseille

>18.02.18: Lyon (Clef de Voûte)

Puis un ‘Jazz Tour’ en Belgique dont un enregistrement live lors du concert de la Jazz Station à Bruxelles, et…pimlimpimpim….un nouvel album pour automne 2018 🙂

Venez écouter & soutenir Amaury Faye sur Bustle Music !

Cyrille

L’utilisation du digital à bon escient

Le digital n’est qu’un outil. Si la finalité c’est un meilleur bien commun, un meilleur vivre ensemble, une meilleure intégration de chacun, alors oui le digital répondra à ses formidables promesses de créer ce ‘village monde’.

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Pour beaucoup le ‘digital’ est plus ou moins synonyme d’ ‘internet’. Ce qui n’est pas complètement faux, mais pas franchement exacte non plus. Alors pour partir sur une bonne base de discussion, commençons par redéfinir les termes.

Par ‘digital’ on entend 3 types de technologie

Par ‘digital’, on entend en fait trois types de technologie: les technologies de communication, la dématérialisation et la ‘computerisation’.

Depuis le télégraphe en passant par le téléphone, les ondes radios et même la fibre optique récemment, les technologies de communication n’ont cessées de se développer de plus en plus vite à mesure qu’il y a avait plus d’information à communiquer.

La dématérialisation des objets, c’est leur transformation en une suite de 0 et de 1. Là où les flux électriques étaient limités pour faire transiter plus que la voix par le téléphone, à partir du moment où on a pu ‘transformer’ une musique ou une image en ‘0100101001…’ on a en conséquence pu communiquer cette musique ou cette image.

La ‘computerisation’ s’est le calcule. Toutes des données dématérialisées n’auraient pu transiter dans tous les sens si des ordinateurs ne part leur puissance de calcule n’avaient pas organisé ces mouvement de données.

L’ensemble de ces 3 technologies se sont tirées autant que entraînées, mais elles nous ont fait basculer dans l’ère numérique. Encore appelée l’ère digitale.

Pour finir sur ces quelques modestes définition, finalement internet est le nom donné à une organisation de l’échange de ces données (qui par ailleurs utilisent différents techno. de communication, comme l’ADSL ou le téléphone filiaire, la fibre optique, le wifi, la 3 ou 4 G….). Bref.

‘le digital’ a permis de s’affranchir du temps, de l’espace et de la matière!

Ce qui est absolument incroyable c’est que l’ère numérique ou ‘le digital’ a permis de s’affranchir du temps, de l’espace et de la matière! Je peux par exemple voir un concert qui s’est passé la veille, envoyé par whasap par celui de notre équipe qui s’occupe du déploiement de BM au Brésil. Et ce n’est ici qu’un maigre exemple tiré du monde artistique. Les applications industrielles sont légions.

C’est une opportunité incroyable et largement inégalée dans notre histoire.

Incroyable, mais incroyablement folle.

Car on est tous complètement dépassé.

2 pièges à éviter

Pour autant le digital est une opportunité inespérée de faire du monde un village. Mais pour cela 2 pièges sont à éviter.

Le premier s’est de s’y perdre. Dans ‘le temps’, comme dit ma grand-mère, je n’avais pour toute lecture dans le métro qu’un journal de 10 pages. Aujourd’hui j’ai constamment accès à une bibliothèque mille fois plus grosse que la BNF. Sans même parler de ‘perdre’ du temps à regarder des vidéos de petits chats ou autres fariboles qui pullulent sur mon mur Facebook, quand bien même je ne ferai que des choses ‘intelligentes’ – avec des gros guillemets- , il y a tellement sur le web, que s’y noyer est chose aisée. Maîtrise et tempérance sont deux qualités à travailler pour qui veut rester libre du digital.

Le deuxième piège est le sur-individualisme. Mon réflexe aujourd’hui si j’ai besoin d’une perceuse est de chercher sur internet une plateforme de location entre particuliers. Il y a 5 ans je serai simplement allé toquer chez mon voisin pour lui demander. Petit à petit et de façon insidieuse un isolement se crée. Ne pas oublier l’importance des rapports humains réels est sans doute une autre clé pour ‘surfer’ haut la main dans notre monde numérique.

‘internet n’est ni bon, ni mauvais, c’est ce qu’on en fait’

Et c’est finalement le coeur de l’enjeu: ne pas oublier que le digital n’est qu’un outil. La base, le fond, c’est ce pour quoi il est utilisé. Ou comme le disait St Jean-Paul II ‘internet n’est ni bon, ni mauvais, c’est ce qu’on en fait’. Si la finalité c’est un meilleur bien commun, un meilleur vivre ensemble, une meilleure intégration de chacun, alors oui le digital répondra à ses formidables promesses de créer ce ‘village monde’. Et ce n’est pas utopique. Les exemples de Petites Pierres – magnifique plateforme de financement collaboratif pour le mal-logement -, de la Cagnotte des Proches – plateforme de financement collaboratif pour les familles dont un membre est handicapé ou gravement malade -, ou de Bustle Music  – plateforme équitable d’écoute de musique – sont suffisants pour nous indiquer que c’est à la portée de chacun.

L’utilisation du digital à bon escient ? C’est exigeant, mais c’est complètement possible !

Cyrille

 

Barrdo: le ‘rock psyché’ canadien

En écoutant ‘Apologie des états seconds’ on se sent transporté dans la forêt canadienne, sur des espaces grandiosement enneigés sans fin…

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Cette semaine nous traversons l’Atlantique Nord, direction Montréal au Québec !

On connaît les canadiens pour leur country rock-folk…en fait pour les Cowboys Fringants surtout. Mais loin de moi l’idée que du rock ‘psyché’ puisse émerger de cet bout de terre battu par les vents et le neige en hivers, où on parle encore la langue de Molière !

Et pourtant….

Barrdo est nom du projet musical de Pierre-Alexandre, ou PA pour les intimes.

PA, ça ne ne vous dit rien?

Pardon, j’aurais du préciser. Son autre sobriquet c’est Poulet Neige! Là vous me suivez! Ce musicien qui tous les ans sélectionnent les 50 meilleurs sorties au Québec et vous les propose sous le nom de la ‘Liste de Noël de Poulet Neige’ pour le 25 décembre. On sourira de l’humour québécois mais le projet est sacrément sérieux et musicalement suscite l’unanimité.

PA, on le disait, est plus qu’un dénicheur et juge des talents.

Sous le nom ‘Barrdo’ c’est un musicien de talent qui apparaît dans ce premier album ‘Apologie des états seconds’ – disponible sur la plateforme de streaming équitable -, créatif et anticonformiste.

Créatif car aucune des pistes de l’album ne se classe pareil. On trouve dans cet album des touches d’opéra, de folk, de country, de pop, de rock et d’électro. Et si une dizaine d’artistes ont collaboré à ce projet, PA en a joué, arrangé et mixé la plus grande partie. Sans parler de la composition, au seul crédit de PA. La trame général reste un ‘rock psyché’ anticonformiste! Et ce n’est pas parce que l’auteur lui même le confesse: Apolgie est le fruit d’une démarche spirituelle et psychédélique. Des reprises sur plusieurs minutes (jusqu’à 16 min. pour la chanson ‘Ensemble’), où soudain des choeurs apparaissent, des rythmiques non-chalentes et une voix profonde. C’est un vrai voyage, porté par les textes tantôt tristes tantôt plein d’humour, tous écrits par PA.

En écoutant ‘Apologie des états seconds’ on se sent transporté dans la forêt canadienne, sur des espaces grandiosement enneigés sans fin…

Et Barrdo qui doit sortir un nouvel album printemps 2018 ‘Tu rêves’…ça promet!

 

Cyrille

 

Nicole Stella: electro-pop-folk has an Italian face

Away from usual ‘folk clichés’, the emerging new Italian talent Nicole Stella has released her new album ‘Something To Say’, a very nice collection of peaceful acoustic melodies, carried away by her clear and beautiful voice.

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Who’s said that pop-folk music was a pure American product?!

She’s coming from Italy, with a beautiful voice and a great talent for her young age, we’re happy to present this week Nicole Stella!

Nicole’s from Verbania, a small town Northt Italy, in the Piedmont region. Very young she started to play the piano, and soon the guitar too. Aged of 16 she accessed Opera courses at the ‘Cantelli Conservatorie’ to pursue her passion for singing. If classical and jazz was her first moves, under the vocal technique guidance of Francesca Ajmar, she discovered herself a passion for folk music during her university studies in Pavia, performing her first acoustic duo ‘Acoustic at Work’ with guitarist Gianfranco Grande.

And that’s where the work began!

Nicole moved to London between 2013 – 2015 to practice and perform to some even well-known venues such as Southbank Centre, establishing herself as a ‘talented emerging artist’. Her first album ‘New Day’ – available on Bustle Music! – in August 2015 confirmed Nicole as an ‘enjoyable batch of folk pop songs’ from leading music reviewers in the UK and the USA.

Back in Italy Nicole has been touring in her own country, taking part to famous stages such as JAZZMi or Festa della Musica, gradually approved by the press & media.

Her second album, ‘Something To Say’ was released in March 2017 – also available on our fair music platform!-. It’s been described as an ‘interesting mix of classic rock, folk and electro-pop’, which is a good description! It’s indeed a very nice collection of peaceful acoustic melodies, carried away by Nicole’s clear and beautiful voice. Away from usual ‘folk clichés’, it seems that electro-folk-pop has also a European face!

Be surprised: listen & support Nicole Stella on Bustle Music !

Cyrille

Chora Genesio : fast and happy rhythm from Brazil

Choro, is the first Brazilian instrumental music. It’s fast, happy and beautiful, played and inspired by Chora Genesio, a bunch of young artists not afraid to travel the world to expand their music horizons. Welcome to modern Brazil, mix of ancient and modern, based on a solid music tradition!

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February 2015.

We’re arriving in São João del Rei in Minas Gerais (Brazil) on the advice of a professor we’ve met in Brasilia that it’s supposed to be the ‘cradle of music’ in Brazil. In this ‘small village’ in Brazil scale -about 60 000 people- a little bit out of tracks, barely anyone speaks English, and if the town is very picturesque we’re wondering what we’re doing here until we’ve managed to catch-up with Bill Davidson.

Because indeed there’s a solid music tradition there, kept alive by a serious degree in music at the local university hold by some big names in music, and thus a large number of great musicians ‘in-becoming’.

Away from the the usual ‘commercial channels’ of pop or MPB -Musica Popular do Brasil-, the music-students there practice, and practice, in humility and with passion. And that’s how Chora Genésio started in 2009. In between lessons and practice of their own instruments, Bill, Marcio and Pablo have started playing and re-arranging ‘choro’ classics.

Choro is an instrumental Brazilian popular music genre from the 19th century, mix of African and European music played in a Latin American context. Originally played by a trio of flute, 7-string guitar and cavaquinho (a small-guitar type) it’s characterized by virtuosity, improvisation and subtle modulations. It’s commonly played nowadays with light percussion, clarinet or saxophone and is considered the first characteristically Brazilian genre of urban popular music.

During 6 years Chora Genesio has been improving its arrangements and live performance, which led, in 2015, to the recording of the first album, the Moderno Antiquário, with the tambourine of Milena Lopes. On that first album the idea was to embrace this big gap between the age of the songs.

Encouraged by the success of this first album they went on a ‘Euro tour’ in France, Belgium and the Netherlands summer 2016 with clarinetist Alice, to enrich their practice of live performance and get new inspiration not so much on the music itself -Choro is Brazilian- but on the approach of music.

And this has lead to a new album recorded in Paris called Bom Soar, portuguese for “well sounding”, featuring Thierry Moncheny, on the 7-string guitar, and Karine Huet, on the accordion. The title also resembles the french expression for good night, bonsoir.

With this genre Choro, which is the first brazilian instrumental music, the group intends to work holding hands with both the tradition and the new.

Modern-traditional choro by Chora Genesio is light, very melodic and peaceful. It’s got a fast and happy rhythm.  To be listened…on Bustle Music but not only !

Cyrille